Strange maps

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Je rappelle l’existence de cet incroyable blog, dont est extraite cette non moins étonnante photographie montrant un tatouage en forme de coupe géologique … Strange maps montre un monde mis en cartes de façon décalée, avec des commentaires (en anglais)  d’une grande érudition. Seul regret, la résolution des cartes est souvent frustrante, pour qui aime explorer les détails.

(cliquez sur la photo pour accéder à l’article)

Cartes plastiques

La carte est un merveilleux support pour l’imaginaire. C’est aussi un objet de lien, entre les hommes et leur espace, entre les lieux, entre les activités, entre les possibles… et l’imaginaire. C’est une expérience artistique qui vient nous le démontrer avec enthousiasme.

D’abord, il faut de la curiosité, de la créativité et une imagination débordante. Ensuite, lorsque la curiosité déborde sur un tas de vieilles cartes routières et topo, la créativité entend leur donner une seconde vie artistique, plastique, auprès d’un public d’élèves de CP-CE1. Les cartes vont devenir, le temps d’une séance d’art plastique, leur support.

Mais comment faire le lien entre des enfants de 6-7 ans, un pot de peinture et un tas de cartes, monde d’abstraction, de symboles incompréhensibles, de réduction ? En dépassant l’abstraction par l’imagination. En donnant vie aux traits colorés, aux tâches vertes, aux fils bleus, aux zones blanches et aux points noirs.

- Que voyez-vous sur vos cartes ?
- …. des routes !
- Oui, des routes, et puis ?
- Des voitures !

Et à ce moment précis, libérés par leur professeur d’art plastique, l’imagination se débride, les enfants s’approprient cet objet abstrait qui est aussi leur toile… et sortent de la route…

- Des poissons !
- Oui des poissons, il y a sans aucun doute des poissons dans l’eau.
- Des montagnes ! Des maisons ! Du soleil ! Des avions ! De l’herbe et des oiseaux ! Des gens ! Et moi !

Il y a tout cela sur la carte et bien plus encore. Et chacun peut se l’approprier, donner vie à cet objet inerte qui contient pourtant une vie trépidante que l’imagination libre des enfants nous donne ici à voir. Voici quelques photographies de l’exposition du travail des élèves de CP-CE1 des écoles de Crest (26) accompagnés par leur enseignante d’art plastique, Claudine DORON, plasticien.

Des cartes plastiques qui invitent à déborder, à dépasser les limites, à donner du sens. Une expérience réjouissante et libératoire pour les géographes amateurs de cartes et pour ceux qui n’y entendent rien.

Morrisonville : Peut-on faire de la géographie depuis son fauteuil ?

Pour réaliser les cartes ci-dessus, je n’ai pas eu à quitter mon fauteuil. Il m’a suffit d’une recherche « Morrisonville » sur Google Maps pour télécharger le plan et la photographie aérienne de la ville à différentes échelles grâce à une saisie d’écran. L’article « Morrisonville, Illinois » dans Wikipedia m’a permis de découvrir la population de la ville, un millier d’habitants en 2010, et d’obtenir la liste des principaux édifices de la ville, notamment ses quatre lieux de culte (First Baptist Church, First United Presbyterian Church, St. Maurice Catholic Church, The United Methodist Church). Un retour sur Google Maps permet de localiser les édifices sur le plan de la ville. Enfin, le site du US Census Bureau donne toutes les informations démographiques, y compris ethniques. L’âge médian de la population est de 39 ans. 96% de la population serait blanche, les Asiatiques seraient 21 (1,8%). Enfin la ville compterait 5 personnes noires, avec une marge d’erreur de plus ou moins 7 personnes … Pour finir, une recherche Google Images nous permet de mettre un visage sur cette ville anonyme, située dans l’Ilinois, quelque-part entre Springfield et Shelbyville, grâce au site d’un photographe amateur :